Thomann
Navigation
HOME
RETOUR
RECHERCHER
Fiches & Articles
Accueil
Amplis
Amplis_part2
Ampli_guitare
Balance
Compression
Connectiques
Console
Decibels
Delay
Egalisation
Enceintes
Frequences
Gate
Larsen
Micros
Micros_choix
Micros_placer
Mix
Phase1
Phase2
Processeur
Retours1
Retours2
Reverbe
Sono
Spatialisation
Électricité
Cables
Distribution
Electricite
Electricite2
Electricite3
Fiches
Fiches1
Fiches2
Eclairage
Impedance
Multibroche
Diffusion
Intro
Survol
Propagation
La WST
Les Sources
Details Techniques
Calculer
Deci_hexa1
Deci_hexa2
 -Dp_factor
Dp_factor2
Driverack
Filtre1
Filtre2
Filtre3
Filtre4
Niveaux1
Niveaux2
Sym_asym1
Sym_asym2
Testeurs
Les Calculateurs
DB en Volt
Distance Temps
Frequence-Distance
BW-Q
Absorption-Distance
Air Absorption
Note en Hertz
Reverberation
...à suivre

Thomann
Utilisez cette recherche pour comparez les prix de matériel ==>

Vous pouvez consultez ces fichiers en ligne ou les télécharger. Mais ne les piratez pas. Pas de publication ni de reproduction. Malheureusement je trouve parfois mes articles, publiés sur d'autres sites, sous d'autres noms - et sans mon autorisation, ce qui est illegal!!

Dp_factor

LE DAMPING FACTOR


C'est article a entretemps été complété par un deuxième qui approfondira le sujet et qui est absolument nécessaire pour bien comprendre la problématique du DF ! Vous le trouverez ici => Damping Factor part2

Une première approche du Facteur d'Amortissement

Un HP est là pour reproduire du son, autrement dit pour traduire un courant électrique en un son audible. Le principe est le même que pour un micro mais inversé.

Au micro, le son (qui est en fait rien d'autre qu'un déplassement d'air) arrive sur la membrane et fait bouger celle-ci. Une petite bobine qui se déplace avec la membrane dans un champ magnétique produit par ses mouvements un courant électrique alternatif qui suit parfaitement les modulations du son capté (si le micro est de bonne qualité, sinon ça suit pas du tout).
Une fois ce courant convenablement amplifié, on le renvoie dans une bobine qui se trouve dans un champ magnétique et qui est relié de nouveau à une membrane (bien plus grande cette fois-ci, il s’agit du HP), qu’elle fait bouger. La membrane déplasse l'air en suivant parfaitement (disons qu'elle essaie...) les modulation du courant. Et c’est comme ça qu’un chuchotement timide dans un micro avec une membrane d'un ou de deux centimètre sort comme un tonnerre d’un HP de 38 cm , car le déplassement d'air est maintenant amplifié par X.

Les grands problèmes qui résultent de ce procédé moyenâgeux, de produire du son, viennent tout simplement des lois mécaniques de notre planète et qui sont incontournables.

  1. Quand quelque chose bouge, il y a forcément frottement (sauf dans un vacuum), et quand il y a frottement, il y a échauffement ; ce qui veut dire qu’une bonne partie de la puissance qu’on envoie dans le HP est transformée en ‘chauffage central’ et perdu pour le son….(ajoutez à cela l'échauffement de l'ampli et vous comprendrez qu'il n'y a finalement qu'un maigre pourcentage de la puissance initiale qui est transformé en son - le reste se fout en l'air)
  2. Il faut mettre en route la membrane ce qui consomme une certaine énergie et cause un certain retard de la reproduction du son. Plus la membrane est grande, plus elle mettra du temps à se bouger les fesses. En plus il est clair que la membrane doit être adaptée à la fréquence qu’elle doit reproduire. Il faut bouger énormément d’air pour reproduire des graves par exemple et il faut qu’une membrane puisse bouger hyper rapidement pour reproduire des fréquences aigues, d’où incompatibilité entre les deux, et la nécessité d’avoir des HP spécifiques pour chaque bande de fréquence.
  3. Comme on l'a vu, le principe d’un HP est le même que celui d’un micro, ce qui fait qu’un HP produit à son tour un courant électrique qui essaye de remonter le chemin (câble) vers l’ampli!! Vous imaginez facilement que l’ampli n’aime pas ça . Résultat des courses : l’ampli fait la gueule, l’HP bat de l’aile et le son est mauvais !

Bon, je viens enfin aux faits en ce qui concerne le fameux "Facteur d'Amortissement":

Imaginez que vous tapiez sur la grosse-caisse. Le micro capte le son, le tout est amplifié et envoyé dans le boomer. Là, la membrane se met en route et produit un joli boummm ; mais quand le boummm est fini (et le courant s’arrête), la membrane, toute excitée, continue à bouger – normale car il n’y a pas de frein subit, et quand vous mettez une pendule en route, elle ne s’arrête pas toute seule d’un coup comme ça…..
Ce mouvement après coup produit à son tour un courant, car notre HP se prend maintenant pour un micro, et ce courant essaie de remonter le câble vers l’ampli. S’il y arrive il fout le bordel, c’est sûr! Et si vous avez déjà vu des membranes qui se batent comme du linge sur un fil en plein tempête , vous savez de quoi je parle.
Le phénomène est particulièrement penible (est visible)dans les fréquences graves. Les aigus, nécessitant bien moins d'amplitude de déplacement et également moins de poid des membranes ne sont pratiquement pas affecté par cela.

En outre, il est clair qu’un son de grosse-caisse qui dure et qui dure, fait "blouhhhme" au lieu de "poummm".
La seule façon de contrecarrer ce phénomène est de faire croire au HP que la sortie de l’ampli (là où il veut envoyer le jus) est en court-circuit. À ce moment-là, tout courant cesse d’être et tout rentre dans l’ordre.
Il est très difficile (et onéreux!) de réussir ce tour de force, car le courant allant vers l’HP ne doit évidemment pas être perturbé (ce qui veut dire qu'il ne faut surtout pas court-circuiter la sortie pour de bon, sinon y a plus de son du tout et l'ampli jouera au "volcano".

Les amplis d’entrée de gamme ont généralement un DP-Factor de 100 ou même moins. On considère 500 comme une bonne valeur. Les amplis Crown de la série MA ou MT par exemple ont tous un DP-F de 1000 , les K2 dépassent même les 2000 ce qui les prédestine particulièrement à l’amplification des caissons sub.
Le Damping-Factor nous renseigne sur la faculté à l’ampli de freiner le courant revenant (donc de simuler un presque court-circuit). Il nous donne le facteur par lequel il faut diviser l’impédance de sortie pour calculer l’impédance d’entrée que voit le courant rentrant.

Exemple :
votre système fonctionne en 4 ohm et l’ampli a un DP-F de 100 ; la résistance opposée au courant entrant est d’un vingt cinquième Ohm (4 divisé par 100), assez bas pour empêcher de faire des dégâts dans l’ampli, mais pas assez pour empêcher de perturber son bon fonctionnement.
Avec un Facteur de 1000, l’impédance tombe à 0,004 Ohm autant dire un court-circuit pour le courant rentrant. Ceci fonctionne comme un frein subit dès que le courant allant s’arrête.

Résultat : un son puissant limpide et pêchu !!!

Vous pouvez faire vous-même un petit test. Tapez sur la membrane d’une HP (de préférence un 38 – mais n'y allez pas trop fort ne faites pas de trous dans la membrane –quand même)
Bon, cette action va produire un certain petit son et vous verrez certainement la membrane bouger.
Court-circuitez maintenant le HP (les deux bornes – sans avoir branché l’ampli bien entendu) et refaites l’expérience, la membrane bougera moins, le son sera différent, en somme l’HP ne fonctionne plus en micro…..


© Ziggy - Novembre 2003

(retour en haut)

Vous pouvez consultez ces fichiers en ligne ou les télécharger. Mais ne les piratez pas. Pas de publication ni de reproduction. Malheureusement je trouve parfois mes articles, publiés sur d'autres sites, sous d'autres noms - et sans mon autorisation, ce qui est illegal!!