Thomann
Navigation
HOME
RETOUR
RECHERCHER
Fiches & Articles
Accueil
Amplis
Amplis_part2
Ampli_guitare
Balance
Compression
Connectiques
Console
Decibels
Delay
Egalisation
Enceintes
Frequences
Gate
Larsen
Micros
Micros_choix
Micros_placer
Mix
Phase1
Phase2
Processeur
 -Retours1
Retours2
Reverbe
Sono
Spatialisation
Électricité
Cables
Distribution
Electricite
Electricite2
Electricite3
Fiches
Fiches1
Fiches2
Eclairage
Impedance
Multibroche
Diffusion
Intro
Survol
Propagation
La WST
Les Sources
Details Techniques
Calculer
Deci_hexa1
Deci_hexa2
Dp_factor
Dp_factor2
Driverack
Filtre1
Filtre2
Filtre3
Filtre4
Niveaux1
Niveaux2
Sym_asym1
Sym_asym2
Testeurs
Les Calculateurs
DB en Volt
Distance Temps
Frequence-Distance
BW-Q
Absorption-Distance
Air Absorption
Note en Hertz
Reverberation
...à suivre

Thomann
Utilisez cette recherche pour comparez les prix de matériel ==>

Vous pouvez consultez ces fichiers en ligne ou les télécharger. Mais ne les piratez pas. Pas de publication ni de reproduction. Malheureusement je trouve parfois mes articles, publiés sur d'autres sites, sous d'autres noms - et sans mon autorisation, ce qui est illegal!!

Retours1

Banalités et Choix - Branchements - Méthodologie - Traitements - Sides - InEar - Conclusion
(cliquez sur un thème)


LES RETOURS !!! C'EST L'HORREUR ?? (Part1)

Après une discussion très enrichissante sur le Forum, Jean-Marie Le Berre a bien voulu faire un petit condensé en forme d'un article. On a divisé cet article en deux parties pour plus de clarté. Voici donc la première partie; bonne lecture....
Vous trouverez dans cet article des méthodes et astuces techniques pour mettre en œuvre un système de retours qui sera utilisable par vous mais aussi par les techniciens retours que vous accueillerez.

1/ BANALITÉS DE BASE

Un musicien qui a un mauvais son aux retours ne retrouve pas ses repères de jeu, il ne joue pas bien, le son que reçoit le sonorisateur de face est mauvais, donc le concert est foutu.
Il est certain, contrairement à ce qu’on peut penser, qu'il n'est pas plus facile de faire des retours que de faire le son de la face ; il s’agit en fait de deux boulots vraiment différents.

Le sonorisateur de face gère un système stéréo qu'il entend directement (à la régie) et il mixe, et pour lui-même et pour le public ! (généralement il se trouve au milieu du public)
Le sondier aux retours, par contre,  gère une multitudes de départs mono ou stéréo qu'il peut entendre grâce à son écoute témoin mais où il doit aussi imaginer l'espace sonore dans laquelle est plongé le musicien (le musicien se trouve entouré de multiples sources – les retours d’abord mais aussi le son directes des instruments et de la batterie etc et le « retour » de salle qui renvoie le son de la diffusion de face etc). Le sonorisateur de retour gère donc un mix différent pour chaque musicien (ou pour chaque circuit de retour) ; sans vraiment être à la place de celui pour qui il mixe !! (généralement il se trouve sur le côté ou dans un coin de la scène)

(haut de page)

2/ LE CHOIX DES RETOURS ET AMPLIFICATION

Ce paragraphe pourrait faire un nouvel article tellement il y a à dire....

Il existe différents types de retours de scène. Ces retours peuvent être amplifiés de différentes manière (sans ou avec proc, sans ou avec ampli intégré etc). Chaque fabriquant vous dira que le sien est le meilleur.
Ces enceintes sont généralement spécialement étudiées pour être utilisées en proximité et pour empêcher au mieux le larsen sans pour autant sacrifier du son (ce qui n’est pas une mince affaire). On peut dire qu’une telle enceinte doit-être le plus linéaire possible et de grande qualité . Un enceinte premier prix au son tordu créera toute de suite des problèmes de larsen et ne donnera pas la présence nécessaire pour que le musicien puisse bien entendre et être satisfait !!

Le choix des amplis est primordial aussi pour le bon fonctionnement d'un retour. Un bon ampli de qualité donnera un son puissant et clair et pêchu. Un ampli premier prix au son brouillon et avec un certain manque de clarté et de pêche donnera audiblement moins de son (même en augmentant le volume sonore la chose ne s'améliorera guère  !!)

Les grands classique en matière de wedges (= enceinte de bain de pied) sont les MTD115 (et MTD112) de L-Acoustics ; les DS1, DS2 ou DS15 ou DS15S (et DS12S) et surtout la SMX15 d’APG ; les MAX15 (et Max12) de d&b pour les enceintes en coax (le moteur aigu est monté sur l’aimant du HP de grave ce qui donne une source unique pour les deux voies ; une grande linéarité sur tout le spectre et la phase et une large diffusion homogène en résultent. Idéal pour la proximité !

Pour les modèles à trompe + HP on a surtout l’increvable LE400 de Martin Audio (le grand standard pour les scènes bruyantes et pour le rock’n roll et depuis quelques années aussi la PS15 de Nexo qui à fait son chemin en devenant un réel standard.
Il y a évidemment beaucoup plus de références encore (en somme chaque fabricant propose sa gamme de wedges….)

Le wedge est communément appelé bain de pied et il y a déjà un premier truc à savoir c’est de bien installer le wedge pour que le son arrive bien aux oreilles du musicien et non pas à ses pieds ou ses genoux.
Quand le musicien réclame plus de jus vérifiez avant tout le positionnement et l’inclinaison du retour  !!

(haut de page)

3/ LES BRANCHEMENTS DE LA CHAINE RETOUR

    les éléments:

l’équipement standard d’une régie de retours comprend:

  • les wedges ou enceintes “bain de pieds“ et les enceintes de « side »
  • une ou deux enceintes identiques aux wedges pour l’écoute perso/témoin
  • des amplis pour les retours et pour votre écoute monitor
  • des amplis pour les sides
  • une console retour (avec 2 alimentations)
  • des égaliseurs 31 bandes (1 par circuit de retour et de side)
  • des périphériques de  traitement (gates, compresseurs, effets)
  • biensûr tout le câblage nécessaire
  • des links puissance (3 à 5 mètres) pour appairer les retours.
  • Il est toujours préférable d'avoir un peu de spare (matériel de secours): au moins 1 ampli, 1EQ, et 1 ou 2 retours.
  • si possible une alimentation électrique isolée par rapport à la face et au back line (et biensûr isolé de l’alime éclairage !!)
  • les branchements:

La spécificité d'une console retour est d'avoir beaucoup de possibilités de départs (sorties de console). Sur des scènes importantes les consoles utilisées ont environ une vingtaines de sorties auxiliaires ou groupes (commutables des unes aux autres).
Il reste encore des sorties Matrice, Main out, monitors etc.
Dans l'exemple ci-dessous on trouve 20 départs aux-send par tranche. Les envois dans ces départs sont gérés par des boutons rotatifs superposés. 10 dessus, 10 dessous. On trouve juste à coté un switch pré/post (ce qui permet de passer les départs en pré-fader ou post-fadeur) et un switch On/Off (permettant d'activer ou non les 2 départs associés).


Ces départs de tranches correspondent chacun à une sortie AUX-OUT. Cette sortie possède un (MasterSend)-Fader et un switch on/off.
 Par principe et pour gagner du temps nous laissons sur les tranches tous les départs sur "ON" et en "POST". Cette console nous sert uniquement en retours....
À l’arrière de la console, par des départs AUX-OUT  nous attaquons directement les amplis ou les processeurs ou les enceinte amplifiées (suivant les retours utilisés).
Puis des sorties d'amplis, on va aux retours avec du câblage HP
Toute la partie EQ vient en insert sur ces départs.
Pour les effets on utilise d’autres aux-send  et ils reviennent dans des tranches de la console (mono ou stéréo) pour pouvoir les envoyer à leur tour dans les circuits, où les musiciens en ont besoin.

3.3Questions ???:

Les deux questions fréquemment posées sur cette configuration sont:

 =>> A/ pourquoi câbler les EQ en insert?

Pour pouvoir écouter ce que l'on envoie dans les retours des musiciens, on utilise une ou deux sorties (supplémentaires) de la console. Ces sorties sont appelées  monitor-out.
Le branchement de ces sorties se fait de la même manière que pour les sorties AUX mais SANS AUCUN EQ.
La sortie monitor permet d'écouter le signal en plusieurs points de la console (il s’agit en fait de la même écoute que celle d’un casque -> Phones).
Sur les tranches, on écoute le signal en enclenchant PFL (Pré Fader Listening) ou solo.
Sur les sorties, on écoute le signal en enclenchant AFL (After-post- Fader Listening).
PFL et AFL prennent donc le son à deux endroits différents (le premier avant le fader et le deuxième après le fader).
Le but est d'écouter ce que l'on envoie réellement au musicien. Quand l’EQ est placé en cascade (c.a.d : entre la sortie de console et l’entrée de l’ampli) et qu’on écoute un AFL, on entendrait bien ce qui sort de la console au niveau donné par le fader MAIS sans les corrections de l'EQ 31 bandes. (ce qui peut être crucial !)
Le fait de placer l’EQ en insert permet d'écouter sur le monitor-out donc en AFL , les modifications et corrections qu’on a réglées sur l’EQ du circuit.
C'est aussi pour cette raison que l'on ne place pas d'EQ sur l’écoute perso et la sortie monitor (pour garder cette écoute au plus neutre possible – sinon, ça ferait double égalisation !).

De l’autre côté, en écoutant le PFL d’une tranche on écoute biensûr l’égalisation faite sur la tranche même mais pas l’égalisation faite sur le circuit de retour (aux-out).
Il faut donc dès le départ bien prendre conscience de ce que l’on écoute à chaque fois selon qu’on appuie sur un AFL ou un PFL - respectivement.

 =>> B/ Pourquoi utiliser les départs en post fader alors que lorsqu'on mixe les retours depuis la régie de face on les met toujours en pré fader?

Il est courant (mais pas obligatoire!!!) de faire les envois-retours en pré fader sur les tranches, quand on fait des retours depuis la console face. Cela permet de monter et baisser les fadeurs pour mixer le son de la salle sans changer les niveaux des retours.
Il est courant (mais pas obligatoire!!!) de faire des envois-retours en post fader sur les tranches quand on fait des retours depuis la console dédiée aux retours. Dans ce cas, on commence par mettre tous les faders de voie à 0dB. Ces faders deviennent donc un genre de Master-Send pour chaque tranche. Le fait de monter ou baisser un fader affectera désormais tous les envois de cette source vers les différents circuits de retours.
Pour ceux qui ne sont pas sûr ?!?!? je vous conseille (fortement) de travailler en post fader avec tout les faders à O dB sans y toucher....
Cela revient (presque) à bosser en pré, mais dans le besoin vous comprendrez pourquoi il est important et sécurisant de travailler en post fader...

Imaginez que vous savez d’avance que le micro du chanteur lead et le micro du saxophoniste sont près du larsen car très fort dans tous les retours. Si un larsen part pendant le show, vous n’avez pas à essayer tous les aux-send de ces deux sources pour trouver lequel accroche. Mais vous baissez simplement d’abord un fader puis l’autre de quelques 2dB et déjà vous avez immédiatement identifié la source du larsen et (normalement) arrêté le larsen. Puis dans le calme vous pouvez essayer une petite correction sur le circuit qui vous semble fautif et remonter ensuite un peu le gain générale (pour essayer de retrouver le 0dB).

(haut de page)

4/ MÉTHODOLOGIE D'UN MONTAGE ET DU CALAGE DES RETOURS

Tout se joue au montage de votre système, avec une vraie méthode de travail. Et donc avant l’arrivée du groupe ! Quand les balances commencent réellement tout le système de retours doit déjà être calé ! Ça peut prendre facilement quelques heures, selon l’envergure du montage ! Dans tous les cas : mieux le plateau de retours est préparé en amont plus vite et au mieux se passeront les balances.

Il faut trouver des repères VISUELS et AUDITIFS

On place le lead, avec souvent 2 retours.
On fait un vrai gain genre 0 à +3dB, au vu mètre, PFL enclenché, avec sa propre voix.
On met ensuite le fadeur à 0 sur la tranche (tous les départs AUX  en post, mais pour l’instant fermés).

PAS DE CORRECTION NI D'INSERT SUR LA TRANCHE...RIEN (l’égalisation de la tranche se fera plus tard avec le musicien aux balances ; sauf si vous le connaissez déjà et que vous ayez une idée très précise de ce qu’il faut régler et corriger pour sa voix à lui !!).

On démute après avoir vérifié que la console est clean ! (= tous les départs doivent être fermés, on se fait régulièrement avoir, parfois avec un beau larsen bien terrible !) .
On monte ensuite doucement l' envoi du  départ AUX-SEND  lead en écoutant le départ en AFL sur son wedge témoin.
Sur une console analogique l’envoi nominal (qui correspond à 0db) est généralement à 14 ou 15 heures, on commence donc avec un réglage de base de 10 ou 11 heures et ceci sans aucune correction d’EQ sur la tranche.

Ensuite c'est la magie des oreilles (et l’expérience) du technicien qui fait le taf. Et pour ça, aucune théorie, juste : faire, faire, faire, et encore faire (…et au départ certainement : faire des conneries pour se rendre compte qu’on a fait une connerie – rien de tel comme apprentissage efficace !) Cela prend des années et change à chaque configuration.
Le but des corrections est de couper ou corriger les fréquences qui accrochent (=larsen) sans perdre ni l'énergie ni la clarté. Car si vous baissez tout ce qui accroche, le son sera très très rapidement mort (et le sondier va être mort à son tour quand les musicos arrivent)

Vous commencerez donc à corriger le circuit sur lequel vous travaillez par son EQ 31 bandes en l’écoute en AFL sur votre témoin. Fiez vous à votre instinct et surtout vos oreilles et essayez de rester le plus fidèle possible à votre propre voix naturelle. Dès que un larsen s’approche, identifiez sa fréquence et atténuez un tout petit peu (genre –2 ou –3 dB). Ne soyez pas brutale avec les atténuations ; il ne faut pas tuer le son. La voix doit continuer à sonner vive et précise. Essayez de cette manière  d’en tirer le maximum de volume (attention aux oreilles quand même)
N'hésitez pas à aller le plus souvent possible sur scène au point lead (ou aux wedges dont vous réglez le circuit et EQ), pour écouter comment ça sonne à cet endroit (cela peut être bien différent que dans votre coin avec l’écoute témoin). Pareil pendant les balances, déplacez-vous souvent ! Comme ça vous entendrez l'environnement sonore de chaque musicien et ce sera aussi un moment pour parler avec eux, sortir un peu de la technique et essayer de les mettre à l’aise.
Pendant les balances ne mettez surtout pas la tête dans la console comme une autruche (qu'est-ce que ça peut être énervant, ça !!!) mais restez attentifs aux musiciens qui cherchent certainement votre regard...!!

De plus, on a rarement le même son en régie (avoir aussi 2 retours témoin est une bonne idée!) On est parfois dans un coin ou proche d’une cloison, ce qui change le son et l’écoute ; on est parfois pas loin de la diff et on chope facilement un retour d'onde arrière du système-face plus ou moins important (généralement dans le bas-mid !).
Continuez le travail d'EQ jusqu'à ce que l'on  arrive à un son très dynamique et sans accroches avec  un  départ à 14 heures (=> console ANALOGIQUE, départ rotatif)

Poussez un peu plus genre 15 ou 16h juste pour voir où sont les limites...(sans faire de corrections supplémentaires mais on repère les fréquences limites et le gain plafond et on les gardes en tête.)
Il faut aussi pousser le fadeur (de tranche) de quelques dB (départ à 13 ou 14heures) pour voir où sera la limite (rappelons-nous que ce fader agit comme un master-send pour chaque source !).
Ceci servira par exemple à pousser le général d'une voix qui a moins de niveau sur un certain passage dans le show ; le morceau d'après on remet le fader à 0 et tout le monde récupère le niveau précédent (vive le post fader !!!)

Donc on règle la voix lead d’abord pour un retour après l’autre individuellement puis tous les retours en même temps – attention parce que ça risque d’accrocher beaucoup plus facilement quand il y a de plus en plus de retours ouverts !Puis vous faites de même avec les micros chœurs et vous essayez tous les micros chant ouverts dans tous les circuits de retours en même temps !

Tout ça se fait très progressivement pour ne pas se flinguer les oreilles dès le départ.... on entendra les accroches arriver au fur et à mesure.

Si vous voyez que vous avez trop torturé (ou trop creusé) l’EQ 31 Bandes, essayez de le relâcher un peu et trouvez de meilleurs solutions meilleurs compromis. N’hésitez pas à changer de micro, réajuster l’emplacement et l’inclinaison des wedges etc
Puis on la même chose pour les SIDES... et on essaie wedges+sides
(il faut parfois déphaser les sides, pour récupérer de la précision)
Avec une console numérique et du temps devant soi on peut aussi recaler en termes de delay la ligne retour en avant-scène et/ou la ligne arrière par rapport aux sides. C’est-à-dire de prendre les sides comme point de zéro et delayer les retours en fonction de leur distance par rapport aux Sides ; ou encore plus sophistiqué : prendre la diff  comme point de zéro (mais seulement quand on l’entend fortement sur scène)

Généralement, ET IL LE FAUT !!!, on se fait peur rien qu'avec sa voix. C’est-à-dire tout seul, comme ça, ça semble très très fort !! Mais au moins, on est sûr de pouvoir couvrir des instruments à forte puissance sonore ( je ne pense pas seulement qu'a une batterie à 105dB en acoustique...non,non – il y a aussi le Marshmall à 125db-SPL du gratteux sourdingue etc etc.)

Le petit plus à la fin des réglages : Faire ouvrir en face la tranche sur laquelle se trouve le micro Lead à un niveau normal de concert (c-à-d relativement fort) . Si on est toujours dans notre bulle de son sur scène au point lead avec sa voix que l'on reconnaît parfaitement, c’est gagné !!!

Attention ensuite aux  niveaux de concert qui pourraient être gênant pour la face. Pendant les balances il faut donc trouver le bon compromis entre un son fort sur scène qui met les musiciens à l’aise sans pour autant trop perturber le son de diffusion de face . Sur un festoche en extérieur et avec 10000 personnes on s’en fout royalement, mais dans une salle moyenne, le son naturel de scène (les instruments, la batterie etc) et le son des retours contribue quand même assez considérablement au son général dans la salle. (Faites attention aussi de ne pas rendre sourd le musicien avec trop de volume ou trop d’agressivité du son).
Il faut garder pas mal de graves (dans l’égalisation des circuits), les chanteurs qui n'aiment pas vous le diront tout de suite et il faut garder dans l'esprit que la tranche est FLAT!! (pour l’instant on n’a pas encore corrigé l’eq de tranche – ça se fera avec le vrai chanteur lors des balances !)

En utilisation normale, pour les balances et le concert, on ferra  les mêmes corrections que si on était en face sur la tranche voix (en écoutant attentivement son wedge de témoin). Mais ainsi on a gardé les fréquences qu'il faut pour placer une basse ou une grosse caisse, voir la chaleur d'une guitare, etc
N'hésitez pas à tester tous les circuits avec votre voix et devant les retours. S’il y en a un qui tord un peu trop (parce que vous êtes allé trop fort à l’EQ) vous l'entendrez  mieux qu'avec un disque
Si vous avez le temps !!! organisez un Karaoké avec les gens du plateau une fois fini les réglages, sans oublier de demander à chacun ce qu'il pense de sa propre voix. Certaines remarques confirmeront  les doutes sur une égalisation douteuse.

Nous avons donc des repères visuels suivants:

Le gain que l'on appellera normal et le départ aux sur la tranche que l'on appellera normal.
Cela permet d'aller très vite pendant les balances, car on sait déjà comment ouvrir toutes les tranches chants  avec le départ qui va bien - entre 12h et 13h en début de balance pour ne pas commencer trop fort et avec le plafond à ne pas dépasser que l’on a également repéré et mémorisé.

Et aussi des repères auditifs:

On a  repéré les fréquences limites sur des envois forts (les fréquences où ça risque de partir en larsen), les résonances de scène et en faisant ouvrir la face, les résonances qui viennent de la face (voir les larsens venant des fronts fill ? !?).
On a aussi bien repéré la différence de son entre les wedges monitor et ceux du plateau.

5/ LES TRAITEMENTS:

Que dire là-dessus... ? Encore plus qu’en son de face, il est compliqué d'insérer des traitements en retours.

Les gates sont souvent bienvenues sur certains éléments de la batterie pour éviter des harmoniques traînantes qui peuvent faire tourner au plateau.
Les compresseurs.... là c'est vraiment à vous de voir.... ce n'est pas mal de garder une vraie dynamique sur une voix par exemple. Le chanteur entendra ainsi vraiment les nuances et si on compresse, on doit y aller avec plus de finesse que ce qu’on ferait en régie face.
Mais avant tout, c'est une histoire de goût (et voyez avec le chanteur ; il vous dira rapidement quand sa voix se ternit trop à son goût à lui !!).
Pour ce qui est des reverbes, si vous lisez cet article avec intérêt il vaut mieux y aller doucement.
On peut facilement se méprendre dans les boutons  que l'on tourne et généralement on gère déjà une bon paquet de départs d’aux ; alors n’en rajoutez pas encore plein d’autres pour des effets (souvent inutile !!)

Et chaque chose vient en son temps. Et puis surtout : la reverbe pollue très très rapidement le son et les mix de retour ; tout devient rapidement imprécis et brouillon. Parfois un petit delay genre slapback apporte un peu de profondeur (genre reverbe) sans pour autant trop polluer le son direct – pensez-y quand un chanteur vous réclame de la reverbe !

(haut de page)

6/ LES SIDES

Les sides sont un peu la façade de la sonorisation retours. Ils permettent d'homogénéiser le son de scène  et couvrir les résonances de la façade.
Ce sont généralement des systèmes de proximités (sur des très grandes scènes, plutôt moyenne portée) avec ou sans subs, très souvent en actif 2 ou 3 voies ; en fait des réels systèmes de diffusion que l’on utilise aussi bien en diff façade qu’en side. On trouve très fréquemment du MSL de Meyer, ainsi que de l’ARCS de L-Acoustics ou du W8 (ou H3) de Martin Audio du Si ou Alpha de Nexo etc etc etc

Comme pour n'importe quelle diffusion il faut veiller à les placer assez haut (on peut après piquer un peu les têtes) pour ne pas agresser inutilement les musicien avec un son trop direct et trop proche.
En ce qui concerne ce que l'on doit envoyer dedans, il n' y a pas vraiment de règle.
Généralement on y trouve un mix assez rythmique, et beaucoup de voix principales... D’y mettre un bon paquet de batterie basse est souvent une bonne idée ; ça met les musiciens toute de suite à l’aise et puis ça permet de ne pas trop devoir charger les wedges individuels avec la section rythmique (notamment kick, claire et basse)

7/ LES EARS

Les systèmes ears-monitors ont bien révolutionné le son retour dès leur arrivée.

Ils permettent de libérer un plateau en termes de matériel (beaucoup moins de retours/wedges) mais aussi et surtout en termes de son (beaucoup moins de pollution sonore !).
Fini (ou presque) la pollution venant de la scène pour le son de face.
Les musiciens sont aussi en permanence dans leurs univers sonores, même si ils se déplacent sur le plateau.
Il y a de plus en plus de modèles qui fonctionnent vraiment bien.

On croise maintenant beaucoup de ear-monitors sur des tournées en place. Et très peu en accueil, ceci pour 2 raisons.
 --   Il faut en essayer plusieurs pour trouver le modèle qui convient à chaque musicien.
 --   Si cela facilite grandement le travail en retour, l'utilisation de ear-monitors demande une vraie confiance entre musicien et technicien retour.
Un larsen dans des ears ne pardonne pas aux tympans, même si le volume général est réglable à la base par le musicien, ils sont souvent utilisés à de hauts niveaux sonores .
Si il vous arrive de mixer un groupe en retours avec un musicien qui à ses propres ear-monitors, il vaut mieux terminer la balance par lui, une fois que l'on est sûr que rien n'accroche sur scène, ou le prévenir de ne pas mettre son général  au niveau habituel de concert au début des balances (il a une molette de réglage sur son boîtier).
Généralement ils le savent et les accueils de scène en ear-monitors se font le plus souvent avec un technicien retours dédié qui tourne avec le groupe.

« Il faudrait être fou pour confier ça à un inconnu !! » plan.

N'oubliez pas non plus qu'un musicien avec des retours in-ear sera bien isolé du reste (et aussi du public); il faut donc particulièrement soigner son mix perso; et puis généralement on ajoute toujours des micros ambiance qui servent à rafraichir et revitaliser un peu le mix parfois "trop clean" et redonner au musicien l'impression d'être dans un vrai concert live et non pas dans sa chambre avec un walkman sur la tronche !

Dans une deuxième partie je donnerai quelques exemples concrets d’implanation d’un plateau de retours.
et c'est par ici...

© Jean-Marie LeBerre,  Février 2009

(haut de page)

Vous pouvez consultez ces fichiers en ligne ou les télécharger. Mais ne les piratez pas. Pas de publication ni de reproduction. Malheureusement je trouve parfois mes articles, publiés sur d'autres sites, sous d'autres noms - et sans mon autorisation, ce qui est illegal!!